Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé

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samedi 4 juillet 2026

🏘 🏗Par les Chemins de la Ville, (9) 1974 Avenue Paul Langevin (Cité Scientifique), Quand l'horizon était (encore) dégagé...

ph (1) Avenue Paul Langevin - Cité Scientifique 1974
A l'arrière-plan : les Résidences Albert Camus, à droite
l'école Centrale (IDN)

Quand l'horizon était dégagé.... sur le Campus Cité Scientifique, avant le début des chantiers de la Ville nouvelle. L'université des "Betteraves" était entourée de champs...d'où son surnom ;-) Sur cette image restaurée (carte postale promotionnelle ) datant de ~1974, nous sommes sur l'avenue Paul Langevin, viabilisée et tracée dès le milieu des années 1960. L'aménagement de cette voie s'inscrit dans la création de la Cité Scientifique pour désengorger les facultés du centre-ville de Lille.
Elle servait d'axe structurant majeur pour acheminer les matériaux et desservir les premiers grands chantiers du sud du campus, notamment l'implantation de l'École Centrale (IDN) qui quitte Lille pour s'installer ici en 1968. au bout de l'avenue : On reconnait les Résidences Albert Camus, avec l'architecture typique de ces "barres" de logements étudiants de l'époque. à droite le bâtiment principal de l'école Centrale, au premier plan à droite , ce grand espace vide et plat (où l'on aperçoit de jeunes arbres alignés) est bien l'emplacement qui accueille aujourd'hui les terrains de football/rugby et les espaces sportifs du campus
Le photographe se trouve sur l'Avenue Paul Langevin, en regardant vers le nord/nord-est. La légère courbe vers la droite que prend la route à l'horizon correspond parfaitement à l'amorce du virage actuel avant d'atteindre l'actuel rond-point de la station de métro 4 Cantons.
 La période de la photo : Au vu de l'absence totale de végétation haute, de la présence des poteaux électriques au loin à gauche (qui ont disparu depuis avec l'urbanisation et l'arrivée du métro aérien au début des années 1980), la photo a été prise entre 1973 et 1975 (cf IGN d'après l'aspect des plantations), juste après l'ouverture de l'école Centrale et des premières tranches de la résidence Albert Camus, à un moment où le secteur des "4 Cantons" n'était encore qu'une vaste plaine en transition.
Le campus avant la Ville : contexte urbain
Paradoxalement, la Cité Scientifique (qui accueille ses premiers étudiants dès 1967) est construite avant que la ville nouvelle elle-même ne sorte de terre. Quand cette photo est prise en 1974, l'EPALE (Établissement Public d'Aménagement de Lille-Est, créé en 1969) commence à peine à faire pousser les premiers quartiers d'habitations denses (comme le Pont-de-Bois, Triolo). Le campus est alors une "île moderniste" isolée, littéralement posée au milieu des cultures de betteraves
Dés le début des années 80, la station de métro occupera ce panorama ce qui marquera la fin de l"isolement du campus. sur la capture GoogleMap, seuls les terrains de sports et quelques lisières boisées ont été préservés avec le temps.

L'avenue Paul Langevin de nos jours

ph (2)Avenue Paul Langevin - Cité Scientifique 1974
Les résidences Albert Camus vues des terrains de Football.

 

Vue IGN 1976
Localisation des prises de vues.





Cartes promotionnelles : Villeneuve d'Ascq Annappes Cité Scientifique Ancienne photo (Delcampe.net)
Restauration Image : IA GEMINI
IGN : IGNF_PVA_1-0__1976-04-20__C1020-0291_CDP7311_6205


mardi 16 juin 2026

La ville Nouvelle, Pionnière de l'éducation permanente

Centre universitaire - Bibliothèque - 1975
Infos Municipales 
4 Février 1978 (AMVA)




 Il y a cinquante ans, bien avant que l’intelligence artificielle n'émerge de nos consciences, le partage des connaissances était déjà un sujet prépondérant. Après avoir évoqué la mise en place de cette dynamique dans un précédent article — à travers l’ouverture des facultés de Lettres et de Droit en 1974 —, Voici une illustration sur des faits concrets de l’époque.

L’éducation permanente ou continue était un concept encore opaque en ce début des années 1980. Pourtant, ce type de formation va rapidement se répandre sur l’ensemble des campus français. Lorsque les facultés de Villeneuve-d'Ascq sortent de terre, l'objectif est de capitaliser sur cet investissement massif : on parie non seulement sur la formation initiale des jeunes, mais aussi sur la requalification des adultes.

Dès cette décennie, la France fait face à un manque structurel de certifications professionnelles. Pour des territoires fortement touchés par la désindustrialisation et le chômage, comme le département du Nord, l’enjeu social et économique est alors crucial : élever rapidement le niveau de qualification d’une population peu diplômée.


L'arrivée successive de la VAP (1985/1992) , puis de la VAE (2002) , casse le monopole du modèle académique classique . L'enjeu est de faire admettre par l'institution universitaire et par le marché du travail que l'expérience professionnelle génère des savoirs équivalents à ceux transmis dans les salles de cours. L’expertise pionnière du CUEEP de Villeneuve d'Ascq : Historiquement ancré dans l'éducation permanente à la Cité Scientifique , le CUEEP dispose d'une ingénierie de formation solide et de structures de recherche (comme le laboratoire TRIGONE) capables d’analyser et de structurer l'évaluation de l'expérience.  
Un gain de temps et d'argent considérable : Au lieu de contraindre un adulte à suivre un cursus universitaire classique s'étalant sur plusieurs années, les dispositifs de validation permettent de réduire drastiquement les parcours de formation (parfois à quelques jours). Cela engendre de fortes économies financières pour les individus et pour les entreprises.  

🔍 Une passerelle d'accès aux diplômes (VAP 85 / 92) : Ces premiers dispositifs offraient aux professionnels sans le baccalauréat la possibilité d’intégrer directement un cursus universitaire de niveau Licence ou Master (DESS) en validant leurs acquis professionnels.  

🔍 L’obtention directe de certifications (VAE 2002) : La loi de 2002 ouvre la possibilité d'obtenir la totalité ou une partie d'un diplôme de l'enseignement supérieur sans obligation de suivre la formation. Salariés, demandeurs d'emploi et bénévoles associatifs peuvent ainsi faire valider des blocs de compétences.  

📜 Voici un extrait de l'article des Infos municipales de Villeneuve d'Ascq, et ce que proposaient les organismes de formation, (principalement le CUEEP) en cette année 1978 :

"Situé à la Cité Scientifique (Bâtiment B4), le CUEEP propose un large éventail de formations scientifiques, de gestion, de mise à niveau et de reconversion :

  • Formations de connaissances générales (tous niveaux jusqu'au baccalauréat) :
  • Français, mathématiques, anglais, matières scientifiques.
  • Préparation aux diplômes nationaux et universitaires :
  • Préparation à l'examen spécial d'entrée à l'université (ESEU / non-bacheliers).
  • Formations de niveau universitaire : Droit, Sciences économiques et sociales, Sciences naturelles, Sciences de l'environnement, Aménagement régional.
  • Diplôme universitaire de formation aux communications.
  • D.U.T. d'électronique.

  •  Cycles courts spécialisés :
    • Stage d'initiation à la vie professionnelle et sociale.
    •  Stage d'initiation économique.
    •  Stage d'initiation à la comptabilité
  • Quelques stages spécifiques (ouverts en avril 1978) :
    • Droit du travail.
    • Initiation à la comptabilité générale.
    •  Initiation à la gestion financière.

       Cinquante ans plus tard, le pari audacieux fait sur les campus de Villeneuve-d'Ascq est devenu une réalité institutionnelle. Le CUEEP, pionnier de l'éducation permanente, s'est fondu dans la politique globale de la Formation Professionnelle de l'Université de Lille. 
Si les besoins des années 1980 se concentraient sur les certifications industrielles et l'alphabétisation, le défi d'aujourd'hui s'appelle transition numérique, compétences relationnelles et inclusion technologique. Les outils ont changé — du tableau noir aux plateformes de e-learning et au CPF —, mais l'ambition originelle reste intacte : faire du campus un espace où le savoir n'a pas d'âge.


VAP  : validation des acquis professionnel
VAE : validation des acquis d'expérience.
C.U.E.E.P. : Centre Université-Économie d’Éducation Permanente - Lille I
CPF : Compte professionnel de Formation.
(1) https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2024/04/les-facultes-de-la-ville-nouvelle-une.html
(2)  infos municipales 04 fev 1978 formation universités ( source AMVA)

samedi 28 mars 2026

1979, un centre apparaît, le début d'une histoire...

Chantier de la Cousinerie 1979
Printemps 1979 : vue sur le chantier au carrefour de l’avenue de Canteleu et de la rue des Comices (Cousinerie).
Nous sommes face à ce qui deviendra l’entrée principale du centre du quartier par la rue du 8 Mai 1945. 
Sur la droite, on devine l'emplacement des futures résidences Cléopâtre et du passage vers le Parc Urbain, la plaine Canteleu et le LaM.
Egalement visible le garage Citroën présent avant l'arrivée des chantiers (1977) *** 
À l’horizon, la colline des Marchenelles dessine encore le paysage, avant d'être masquée par les constructions des résidences des Crieurs.
1979, les chantiers de la ville Nouvelle reprennent leur rythme d'avant leur interruption, celui du centre du quartier de la Cousinerie devient un enjeu important pour symboliser ces finitions qui n'en finissent pas !
🛤️ Arrêt sur image : un cliché riche en témoignages visuels de l'époque. Cette photo fut prise lors du repérage de la toute première édition des 24 Heures cyclistes.
Nous sommes à l'angle de la future avenue de Canteleu et de la rue des Comices, les voies de circulation du quartier sont terminées depuis l'année précédente , dans le quartier Ouest de la Cousinerie, on circule pour le moment entre chantiers d'habitations et les champs , le quartier-Est des Marchenelles prend peu à peu sa forme définitive, En arrière-plan sur la photo, la Colline du même nom qui s'est végétalisée lui donnant un aspect plus naturel. , on oubliera peu à peu son origine artificielle, en attendant elle dissimule un quartier-Est en finition.

En Mai 1979, On évoque la fin des travaux le mois précédent, c'est l'élargissement de portion de la rue du 8 Mai à l'angle de l'avenue Canteleu, avec l'aménagement de carrefours et l'installation de pistes cyclables **, la photographie datant probablement de cette période.
Mais c'est le chantier avenir de 274 logements qui va le plus animer les prochains mois de cette année 79 ainsi que les années suivantes  : Les résidences des Crieurs, ( 220 logements collectifs , 54 logements individuels) ****, l'immeuble Sofracin , La crèche Municipale...

Emplacement de la prise de Vue
Croisement Rue des Comices / Avenue de Canteleu
L'accès vers le futur centre est bloqué par les travaux de construction des résidences Cléopâtre, une déviation est faite par la Rue des Comices qui fût (ex rue de Lannoy *) historique, jusqu'à la construction de la Voie principale qui traverse le quartier : la rue du 8 Mai 45.  Le panneau indique l'accès vers les communes voisines - Hem, Roubaix, Croix, Lys-lez-Lannoy 
🔍 Note sur l'aménagement : on distingue des deux côtés de la photo les plots de béton préfabriqués caractéristiques des nouveaux quartiers ( on en trouvera un peu partout pour limiter les stationnements) , ils perdureront jusque dans les années 2000, après 2006, ils feront place aux poteaux d'acier.
Après Mai 1979 une autre vue du Croisement Rue des Comices / Avenue de Canteleu, au 1er plan : les plots de béton, Chantier Du Cabinet d'architecte Watel, qui est devenu de nos jours : le CMP
Les derniers grands chantiers de part et d'autre de la rue du 8 Mai 1945 s'étalent de 1980 à 1982 : 
14 Avril 1982, un centre inachevé, les logements "collectifs" seront terminés avant les individuels, au centre la crèche et l'immeuble "Sofracin" déjà achevés.
Logements collectifs, maisons, bureaux, crèche municipale, école Primaire ( René Clair) ou encore salle des fêtes : les projets s’enchaînent et se superposent pour respecter les délais. En 1983, les engins désertent enfin le centre pour laisser place à la vie. C’est au cours de cet été-là que j’ai parcouru, sans le savoir, le nouveau chemin piétonnier : Les Crieurs. Tout était encore minéral et lisse : une placette aux motifs hexagonaux entre la crèche et la mairie de quartier, des trottoirs impeccables et des façades aux lignes parfaites, sans la moindre trace d'usure. Si les travaux ont peu à peu laissé place aux habitants, l’animation reste fébrile — peut-être à cause de la torpeur estivale, par conséquent tous les logements ne sont pas encore occupés.

Un quartier qui achève sa mue et s'éveille possède tout le charme de la nouveauté. À peine huit ans plus tôt, les champs dominaient encore le paysage ; pourtant, malgré cette métamorphose urbaine, le quartier a su préserver une large part de nature.
C'était le début d'une belle histoire : celle d'un quartier animé et chaleureux, où les zones résidentielles s'entremêlaient et où la diversité des commerces rendait la voiture superflue. 
La vie y était rythmée par de nombreux rendez-vous : marchés, braderies, fête des Allumoirs, 24h cyclistes et diverses activités organisées par les Associations dans les LCR.
Au fil des années, ces moments de partage persistèrent, alternant avec des instants de quiétude absolue. Le quartier retrouvait alors son calme : les commerçants préparaient leurs étals, quelques ouvriers s'affairaient aux finitions des immeubles et les enfants rejoignaient les bancs de l'école. Les rues, brièvement, s'assoupissaient. Tels sont les souvenirs qui me reviennent  et qui suivirent à cette période intense de travaux entre 1979 et 1982 que je n'ai pas connu.
Ils marquèrent la fin des chantiers et l'éclosion d'une véritable vie de quartier.

21 juillet 1983, le centre trouve enfin sa silhouette définitive. Ici et là, quelques voitures font leur apparition, signes discrets des premiers emménagements, Au centre, la place Jean Moulin dévoile ses motifs hexagonaux dessinés au sol. Elle sera inaugurée à la fin de l'année.******


* https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2024/05/le-belvedere-de-la-ville-nouvelle.html
** Infos Municipales 10 Mai 1979.
*** https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2024/05/ville-nouvelle-actualites-les-infos-du.html#60
**** Ville Nouvelle Actualités n°26 Hiver 79-80 p7
***** https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/12/la-cousinerie-en-1983.html 
****** Infos Municipales 32 octobre 1983.
Inauguration de la place Jean Moulin 17 Décembre 1983

ph. Coul. 1979 A.Verdière 
ph. n&B 1979 Fonds Vera Cardot
images aériennes : 
IGN IGNF_PVA_1-0__1982-04__C2504-0061_1982_CDP6204_0094
IGNF_PVA_1-0__1983-07-21__C2202-0521_1983_IFN59-62_0568

vendredi 13 mars 2026

🌆 C'était hier, Hiver 1978/79, une Ville en plein essor...

🌆 Projet Résidence Cléôpatre à La Cousinerie
Ville Nouvelle Actualité n°23 1978/79

Les implantations d'entreprises en 1978/79
Ville Nouvelle Actualité n°23 1978/79

🌆 En cette année 1978, l'hiver débute avec l'arrivée du nouveau numéro de "Ville Nouvelle Actualités" de l'EPALE. Après une pause prolongée en 1977, l'activité des chantiers a repris dans les quartiers. 1978, c'est la signature de la convention sur la fin des travaux de la Ville Nouvelle entre la Ville, la CUDL et l'État. C'est le début des chantiers des stations de Métro (VAL) sur le territoire de la commune.

Au fil de leur développement, les quartiers créent leur vie propre. Les habitants s'approprient l'espace et y bâtissent peu à peu leurs habitudes. Le sentiment d'appartenance à une simple annexe moderne de Lille s'efface au profit d'une conscience d'être Villeneuvois avant tout. En exigeant le meilleur pour leur cadre de vie, les habitants ont fini par adopter leurs quartiers, transcendant ainsi les malfaçons originelles.

🌆 À la Cousinerie, ce sont les abords du Parc du Héron que l'on va animer avec la construction d'un ensemble de 98 logements collectifs. Ce projet baptisé "Résidence Cléopâtre", fait référence au style pyramidal des bâtiments. À l'époque, ĺ’accès des véhicules au parc se fait par l'avenue de Canteleu. Le parking est achevé depuis 2 ans, et le reboisement des abords se poursuit.

Résidence Cléopâtre - Ch. des Cygnes 1982
Le chantier est visible dès fin 1978, ici lors de la reconnaissance du parcours des 24h cycliste, rue des comices, en face le chantier des résidences.

A l’opposé du parc, les résidences bénéficient d'un accès pratique aux zones vertes, séparées par une large allée piétonne (le Ch. des Cygnes) faisant la jonction avec le futur centre du quartier. L’ensemble des bâtiments tapissés de briques et de tuiles traditionnelles contraste avec l’architecture moderne. Le mail piétonnier minéralisé blanc, donne une allure avant-gardiste, inspirant une certaine sérénité et une envie d'y vivre. Les Résidences Cléopâtre de nos Jours. conservent tout leur attrait, même si les années ont quelque peu terni leur allure générale.

Plaine Canteleu -8 r. du 8 Mai 45
1982

🌱 La même année, l'EPALE informe du reboisement d'une partie du Parc Urbain. (Bois d'Annappes) Cette opération est faite sur la parcelle qui borde la plaine Canteleu de la même manière, les paysagistes entament les plantations autour de la plaine afin de l'isoler de la rue du 8 Mai 1945. L'idée directrice étant de maintenir une continuité paysagère au sein de la ville vers les zones du parc.
🏭 1979 est une année faste en matière d'implantations d'entreprises, la ville Nouvelle attire les professionnels, par son cadre et ses parcelles accessibles. On note l'usine Celatose dans la zone du grand Ruage, A la Cousinerie : Self-Auto un magasin de négoce de pièce automobile en bordure de la rocade-est , actuel emplacement de "BM", l'immeuble Sofracim avec 4000m² de bureaux en location au cœur du futur centre,  A Flers-Château, un bureau d'architecte, des entrepôts en location, et un club de Squash ( l'Arbonnoise r. Colpin).

immeuble Sofracin - R du 8 Mai 45 -Cousinerie 1979


A Pont-de-Bois : Le quartier se transforme en véritable pôle de vie avec l'ouverture simultanée dans la galerie piétonne et sur la place d'une supérette, d'une pharmacie, d'un café-jeux, d'une librairie, d'une laverie et d'une mercerie. (Ch des Visiteurs et Place Léon Blum).

Le périodique de l'Epale relatera encore de nombreuses installations dans ses futurs numéros, de nombreux terrains restent à acquérir, Les années précédentes ayant vu un nombre d'emplois conséquent se créer ,  1979 c'est l'année où la commune confirme son statut de pôle d'attraction économique en plein essor. 
Tous les éléments constitutifs d'une ville sont présents :   des constructions, des habitants, des emplois, et des services. Cette synergie a favorisé l'émergence d'un climat social favorable au travers des activités associatives, culturelles, sportives : le  théâtre de la Rose des Vents, le cinéma du Triolo, le centre Commercial récent, l'ouverture des facultés aux publics, le parc urbain, les nombreuses Halles de sports...
Je soulignerais à nouveau (avec une certaine nostalgie) , Cette époque qui fut un véritable âge d'or demeure aujourd'hui sans égale. Un esprit communautaire, positif, animé par l'entraide, l'envie de partager, d'animer, d'apprendre. Si ces activités perdurent de nos jours, elles n'ont plus tout à fait la saveur des années pionnières, ce temps où la ville était en pleine invention.🖊

Centre Commercial - Pl. Léon Blum
pont-De-Bois - Nov1978


🖊 Références et Liens :
Ville Nouvelle Actualités N°23 Hiver 1978/79 - EPALE
cr.photos : Epale / IGN / P.Bruyelle  

 *  https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/08/une-touche-egyptienne-et-azteque-dans.html
**   https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2021/02/cetait-hier-les-chantiers-du-parc-urbain.html
*** https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2023/11/les-24h-de-la-cousinerie-chronique-dun.html
****  https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/11/la-plaine-canteleu.html
1977 :  la pause des Chantiers - Une rupture avec l'EPALE et la CUDL avant la reprise.
https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/12/1978-lannee-charniere-et-le-refus-des.html