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samedi 28 mars 2026

1979, un centre apparaît, le début d'une histoire...

Chantier de la Cousinerie 1979
Printemps 1979 : vue sur le chantier au carrefour de l’avenue de Canteleu et de la rue des Comices (Cousinerie).
Nous sommes face à ce qui deviendra l’entrée principale du centre du quartier par la rue du 8 Mai 1945. 
Sur la droite, on devine l'emplacement des futures résidences Cléopâtre et du passage vers le Parc Urbain, la plaine Canteleu et le LaM.
Egalement visible le garage Citroën présent avant l'arrivée des chantiers (1977) *** 
À l’horizon, la colline des Marchenelles dessine encore le paysage, avant d'être masquée par les constructions des résidences des Crieurs.
1979, les chantiers de la ville Nouvelle reprennent leur rythme d'avant leur interruption, celui du centre du quartier de la Cousinerie devient un enjeu important pour symboliser ces finitions qui n'en finissent pas !
🛤️ Arrêt sur image : un cliché riche en témoignages visuels de l'époque. Cette photo fut prise lors du repérage de la toute première édition des 24 Heures cyclistes.
Nous sommes à l'angle de la future avenue de Canteleu et de la rue des Comices, les voies de circulation du quartier sont terminées depuis l'année précédente , dans le quartier Ouest de la Cousinerie, on circule pour le moment entre chantiers d'habitations et les champs , le quartier-Est des Marchenelles prend peu à peu sa forme définitive, En arrière-plan sur la photo, la Colline du même nom qui s'est végétalisée lui donnant un aspect plus naturel. , on oubliera peu à peu son origine artificielle, en attendant elle dissimule un quartier-Est en finition.

En Mai 1979, On évoque la fin des travaux le mois précédent, c'est l'élargissement de portion de la rue du 8 Mai à l'angle de l'avenue Canteleu, avec l'aménagement de carrefours et l'installation de pistes cyclables **, la photographie datant probablement de cette période.
Mais c'est le chantier avenir de 274 logements qui va le plus animer les prochains mois de cette année 79 ainsi que les années suivantes  : Les résidences des Crieurs, ( 220 logements collectifs , 54 logements individuels) ****, l'immeuble Sofracin , La crèche Municipale...

Emplacement de la prise de Vue
Croisement Rue des Comices / Avenue de Canteleu
L'accès vers le futur centre est bloqué par les travaux de construction des résidences Cléopâtre, une déviation est faite par la Rue des Comices qui fût (ex rue de Lannoy *) historique, jusqu'à la construction de la Voie principale qui traverse le quartier : la rue du 8 Mai 45.  Le panneau indique l'accès vers les communes voisines - Hem, Roubaix, Croix, Lys-lez-Lannoy 
🔍 Note sur l'aménagement : on distingue des deux côtés de la photo les plots de béton préfabriqués caractéristiques des nouveaux quartiers ( on en trouvera un peu partout pour limiter les stationnements) , ils perdureront jusque dans les années 2000, après 2006, ils feront place aux poteaux d'acier.
Après Mai 1979 une autre vue du Croisement Rue des Comices / Avenue de Canteleu, au 1er plan : les plots de béton, Chantier Du Cabinet d'architecte Watel, qui est devenu de nos jours : le CMP
Les derniers grands chantiers de part et d'autre de la rue du 8 Mai 1945 s'étalent de 1980 à 1982 : 
14 Avril 1982, un centre inachevé, les logements "collectifs" seront terminés avant les individuels, au centre la crèche et l'immeuble "Sofracin" déjà achevés.
Logements collectifs, maisons, bureaux, crèche municipale, école Primaire ( René Clair) ou encore salle des fêtes : les projets s’enchaînent et se superposent pour respecter les délais. En 1983, les engins désertent enfin le centre pour laisser place à la vie. C’est au cours de cet été-là que j’ai parcouru, sans le savoir, le nouveau chemin piétonnier : Les Crieurs. Tout était encore minéral et lisse : une placette aux motifs hexagonaux entre la crèche et la mairie de quartier, des trottoirs impeccables et des façades aux lignes parfaites, sans la moindre trace d'usure. Si les travaux ont peu à peu laissé place aux habitants, l’animation reste fébrile — peut-être à cause de la torpeur estivale, par conséquent tous les logements ne sont pas encore occupés.

Un quartier qui achève sa mue et s'éveille possède tout le charme de la nouveauté. À peine huit ans plus tôt, les champs dominaient encore le paysage ; pourtant, malgré cette métamorphose urbaine, le quartier a su préserver une large part de nature.
C'était le début d'une belle histoire : celle d'un quartier animé et chaleureux, où les zones résidentielles s'entremêlaient et où la diversité des commerces rendait la voiture superflue. 
La vie y était rythmée par de nombreux rendez-vous : marchés, braderies, fête des Allumoirs, 24h cyclistes et diverses activités organisées par les Associations dans les LCR.
Au fil des années, ces moments de partage persistèrent, alternant avec des instants de quiétude absolue. Le quartier retrouvait alors son calme : les commerçants préparaient leurs étals, quelques ouvriers s'affairaient aux finitions des immeubles et les enfants rejoignaient les bancs de l'école. Les rues, brièvement, s'assoupissaient. Tels sont les souvenirs qui me reviennent  et qui suivirent à cette période intense de travaux entre 1979 et 1982 que je n'ai pas connu.
Ils marquèrent la fin des chantiers et l'éclosion d'une véritable vie de quartier.

21 juillet 1983, le centre trouve enfin sa silhouette définitive. Ici et là, quelques voitures font leur apparition, signes discrets des premiers emménagements, Au centre, la place Jean Moulin dévoile ses motifs hexagonaux dessinés au sol. Elle sera inaugurée à la fin de l'année.******


* https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2024/05/le-belvedere-de-la-ville-nouvelle.html
** Infos Municipales 10 Mai 1979.
*** https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2024/05/ville-nouvelle-actualites-les-infos-du.html#60
**** Ville Nouvelle Actualités n°26 Hiver 79-80 p7
***** https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/12/la-cousinerie-en-1983.html 
****** Infos Municipales 32 octobre 1983.
Inauguration de la place Jean Moulin 17 Décembre 1983

ph. Coul. 1979 A.Verdière 
ph. n&B 1979 Fonds Vera Cardot
images aériennes : 
IGN IGNF_PVA_1-0__1982-04__C2504-0061_1982_CDP6204_0094
IGNF_PVA_1-0__1983-07-21__C2202-0521_1983_IFN59-62_0568

vendredi 13 mars 2026

🌆 C'était hier, Hiver 1978/79, une Ville en plein essor...

🌆 Projet Résidence Cléôpatre à La Cousinerie
Ville Nouvelle Actualité n°23 1978/79

Les implantations d'entreprises en 1978/79
Ville Nouvelle Actualité n°23 1978/79

🌆 En cette année 1978, l'hiver débute avec l'arrivée du nouveau numéro de "Ville Nouvelle Actualités" de l'EPALE. Après une pause prolongée en 1977, l'activité des chantiers a repris dans les quartiers. 1978, c'est la signature de la convention sur la fin des travaux de la Ville Nouvelle entre la Ville, la CUDL et l'État. C'est le début des chantiers des stations de Métro (VAL) sur le territoire de la commune.

Au fil de leur développement, les quartiers créent leur vie propre. Les habitants s'approprient l'espace et y bâtissent peu à peu leurs habitudes. Le sentiment d'appartenance à une simple annexe moderne de Lille s'efface au profit d'une conscience d'être Villeneuvois avant tout. En exigeant le meilleur pour leur cadre de vie, les habitants ont fini par adopter leurs quartiers, transcendant ainsi les malfaçons originelles.

🌆 À la Cousinerie, ce sont les abords du Parc du Héron que l'on va animer avec la construction d'un ensemble de 98 logements collectifs. Ce projet baptisé "Résidence Cléopâtre", fait référence au style pyramidal des bâtiments. À l'époque, ĺ’accès des véhicules au parc se fait par l'avenue de Canteleu. Le parking est achevé depuis 2 ans, et le reboisement des abords se poursuit.

Résidence Cléopâtre - Ch. des Cygnes 1982
Le chantier est visible dès fin 1978, ici lors de la reconnaissance du parcours des 24h cycliste, rue des comices, en face le chantier des résidences.

A l’opposé du parc, les résidences bénéficient d'un accès pratique aux zones vertes, séparées par une large allée piétonne (le Ch. des Cygnes) faisant la jonction avec le futur centre du quartier. L’ensemble des bâtiments tapissés de briques et de tuiles traditionnelles contraste avec l’architecture moderne. Le mail piétonnier minéralisé blanc, donne une allure avant-gardiste, inspirant une certaine sérénité et une envie d'y vivre. Les Résidences Cléopâtre de nos Jours. conservent tout leur attrait, même si les années ont quelque peu terni leur allure générale.

Plaine Canteleu -8 r. du 8 Mai 45
1982

🌱 La même année, l'EPALE informe du reboisement d'une partie du Parc Urbain. (Bois d'Annappes) Cette opération est faite sur la parcelle qui borde la plaine Canteleu de la même manière, les paysagistes entament les plantations autour de la plaine afin de l'isoler de la rue du 8 Mai 1945. L'idée directrice étant de maintenir une continuité paysagère au sein de la ville vers les zones du parc.
🏭 1979 est une année faste en matière d'implantations d'entreprises, la ville Nouvelle attire les professionnels, par son cadre et ses parcelles accessibles. On note l'usine Celatose dans la zone du grand Ruage, A la Cousinerie : Self-Auto un magasin de négoce de pièce automobile en bordure de la rocade-est , actuel emplacement de "BM", l'immeuble Sofracim avec 4000m² de bureaux en location au cœur du futur centre,  A Flers-Château, un bureau d'architecte, des entrepôts en location, et un club de Squash ( l'Arbonnoise r. Colpin).

immeuble Sofracin - R du 8 Mai 45 -Cousinerie 1979


A Pont-de-Bois : Le quartier se transforme en véritable pôle de vie avec l'ouverture simultanée dans la galerie piétonne et sur la place d'une supérette, d'une pharmacie, d'un café-jeux, d'une librairie, d'une laverie et d'une mercerie. (Ch des Visiteurs et Place Léon Blum).

Le périodique de l'Epale relatera encore de nombreuses installations dans ses futurs numéros, de nombreux terrains restent à acquérir, Les années précédentes ayant vu un nombre d'emplois conséquent se créer ,  1979 c'est l'année où la commune confirme son statut de pôle d'attraction économique en plein essor. 
Tous les éléments constitutifs d'une ville sont présents :   des constructions, des habitants, des emplois, et des services. Cette synergie a favorisé l'émergence d'un climat social favorable au travers des activités associatives, culturelles, sportives : le  théâtre de la Rose des Vents, le cinéma du Triolo, le centre Commercial récent, l'ouverture des facultés aux publics, le parc urbain, les nombreuses Halles de sports...
Je soulignerais à nouveau (avec une certaine nostalgie) , Cette époque qui fut un véritable âge d'or demeure aujourd'hui sans égale. Un esprit communautaire, positif, animé par l'entraide, l'envie de partager, d'animer, d'apprendre. Si ces activités perdurent de nos jours, elles n'ont plus tout à fait la saveur des années pionnières, ce temps où la ville était en pleine invention.🖊

Centre Commercial - Pl. Léon Blum
pont-De-Bois - Nov1978


🖊 Références et Liens :
Ville Nouvelle Actualités N°23 Hiver 1978/79 - EPALE
cr.photos : Epale / IGN / P.Bruyelle  

 *  https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/08/une-touche-egyptienne-et-azteque-dans.html
**   https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2021/02/cetait-hier-les-chantiers-du-parc-urbain.html
*** https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2023/11/les-24h-de-la-cousinerie-chronique-dun.html
****  https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/11/la-plaine-canteleu.html
1977 :  la pause des Chantiers - Une rupture avec l'EPALE et la CUDL avant la reprise.
https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2019/12/1978-lannee-charniere-et-le-refus-des.html

samedi 31 mai 2025

🦅 Les Ailes de La Cousinerie

1933 L'aérodrome de Roubaix-Flers, Site actuel du quartier de la Cousinerie-Ouest en arrière-plan, la commune de Hem.

Bien avant que l’idée de créer une ville nouvelle soit proposée, En 1929 d'anciens pilotes de guerre se regroupent en une association " les Ailes Roubaisiennes" et cherchent un terrain dans le secteur de Roubaix, le ministère de l'air décide d’implanter un aérodrome aux abords du village de Flers-lez-Lille, à la croisée des agglomérations de Lille, Croix et Roubaix. L’environnement est alors principalement agraire avec peu d'agglomération aux alentours, donc propice aux atterrissages.
Même si l'existence de cet aérodrome fût relativement courte (1931 - 1938) en raison de sa taille, cause de  sa fermeture anticipée suite à un accident (3) , il m'a paru intéressant de souligner qu'il se situait en plein cœur de l'actuel quartier de la Cousinerie. D'où cette exploration "archéologique" en image pour montrer les éléments de la ville nouvelle qui ont pris forme sur ce site.

1933 - Le club d'avions légers de Flandres et son club House,
l'Allée des Cousins y sera construite 42 ans plus tard,lors de la construction de la ville nouvelle, en arrière-plan, les maisons de la rue Edouard Vaillant du Recueil encore présentes de nos jours.

La vue aérienne de 1933 montre le périmètre visible du terrain de l'aérodrome mis en évidence sur la vue IGN en 1969 appartenant ici à une exploitation agricole.

1969, L'aérodrome n'est plus depuis 30 ans, un environnement majoritairement agricole
l'association des Ailes Roubaisiennes et le Cercle Aérien Régional de Lille se situaient au sud du terrain où se trouve à présent la Salle Marcel Cerdan,  à l'opposé se trouvait le club d'avions légers de Flandres et son club House (1), emplacement des résidences de l'allée des Cousins (2). Le repère visuel permanent étant les maisons du Recueil de la rue Edouard Vaillant visibles en 1933, 1969 et 1975.

Juin 1975, Cousinerie-Ouest en chantier.
la rue de Cimaise se dessine autour du quartier, l'aérodrome se situait à l'angle du 1er carrefour, plus tard le chemin de la Note Bleue rejoindra la rue Vaillant via une passerelle pour faciliter le passage vers l'IUT et la centrale d'achat Auchan.

Source:

(1) https://www.anciens-aerodromes.com/?p=5267
(2) https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2021/02/allee-des-cousins-la-poursuite-des.html
(3)
La connaissance de Villeneuve d'Ascq en héritage - F. Prin  p169

Cr.photos : https://remonterletemps.ign.fr
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samedi 26 octobre 2024

⚽ La Ville Nouvelle, les équipements sportifs : entre héritage et patrimoine...

Terrain de Foot de L'université Lille Campus Pont-de-Bois domaine des ESUM
La végétation gagne du terrain sur le schiste. 2023
⚽ Dès le début de sa conception la ville nouvelle a été conçu avec un schéma précis en partant du concept d'une ville jeune qui intégrerait les trois villages d'origine ( Flers-Lez-Lille, Annappes, Ascq ).L'éducation, le sport avaient déjà leur place dans le projet initial. Des écoles dans chaque quartier,des structures d'accueil, des LCR des surfaces d'entraînement, des salles de sport.  Dans son histoire la ville nouvelle a été primée plusieurs fois pour ses équipements comme une des villes les plus sportives de France. Dernièrement les Jeux Olympiques ont permis à Villeneuve-d'Ascq de rafraîchir son rôle attractif en matière de sport.
Terrain multi-activités de la Cimaise 1979
Rue des Comices.


Terrain de la Contrescarpe - 2024 , situation analogue au terrain des ESUM

🔬 Villeneuve-d'Ascq , ville universitaire par ces deux campus dont les étudiants souvent pratiquants d'une discipline, exploitent  régulièrement tous les équipements sportifs  de la ville.
1979 - Le Terrain de la Cimaise est investi par les participants d'une des 1ère édition des
24h Cyclistes du quartier
Au même titre que les architectures avant-gardistes créées dans les années 70, ces équipements font partie intégrante du patrimoine urbain. Ainsi à l'image des immeubles et des résidences qui nécessitent des réhabilitations. Ces équipements  doivent être (tous) préservés, entretenus, pérennisés.
Dans chaque quartier on peut trouver des surfaces de jeu, des terrains d'entraînement libre d'accès généralement entretenus, mais depuis la crise covid certains extérieurs sont laissés en friche, la végétation a pris le pas sur le schiste, les équipements se détériorent. De récents évènements dans la communauté des gens du voyage ont incité certains à s'installer sur des surfaces de jeux extérieurs de la ville (Ascq et La Cousinerie).Ce constat inquiétant perdure et transforme ces terrains en zone d'accueil, contraignant les habitués de "Sport-Co" a trouver un autre endroit pour pratiquer. En concevant que la ville évolue et  qu'elle se doit de composer avec les événements inhabituels, il faut néanmoins ne pas négliger le but premier des ouvrages réalisés.
Egalité, discipline, le collectif, Respect autant de valeurs que l'on retrouve dans le sport  (cf Art. connexes) qui est un élément indissociable de la ville, il contribue à son dynamisme, et à l'attractivité sur son pôle universitaire.
Ce sont ces équipements qui ont fait la ville. Veillons à ne pas les dénaturer.
Le Terrain de Foot de la Cimaise peu après
sa construction. (1979-1980)

 


Ph. A.Verdière  / C.Delannoy
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https://memoire-urbaine-du-nord.blogspot.com/2022/04/lille-est-une-ville-en-devenir-deja.html
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samedi 28 septembre 2024

🏬 Si les (anciens) murs pouvaient parler...

Novembre 1978, Quartier du Pont-de-Bois, le centre Commercial est en construction
le chemin des Bergères rejoint le chemin des Visiteurs, en arrière plan, l'imposant ouvrage de l'architecte Josic - "Ilot 4", des Murs "avant-gardistes" devenus anciens qui ont dominé un quartier en croissance.

 🏬 Accepter le progrès c'est accepter le changement et réciproquement ...
Il arrive parfois ( souvent ?) que l'on devient nostalgique du passé quand le présent ne se révèle plus à la hauteur de notre vision des choses, celles "d'avant".
on s'attache à trouver des lieux qui ont défié le temps comme pour se rappeler la vision d'un ancien tableau plus beau et dont les couleurs n'auraient pas été altéré par le temps.
50 ans après, la ville nouvelle garde son appellation... dans les écrits d'architecture et ouvrages urbains des années 70.
Force est de constater que rien n'est immuable et que la ville doit passer par des rénovations, des réparations, des extensions .
En dépit du fait que l'ensemble reste fidèle à la réalisation initiale les traces du passé s'estompent peu à peu au fil des transformations et seuls demeurent les souvenirs de ceux qui sont restés.
Ces anciens qui vivent probablement ce qu'ont vécu les premiers habitants, les occupants d'une terre vierge ou plutôt cultivée , nombreux étaient agriculteurs et ont vu leur panorama changer en tout juste 10 années.


Quartier du Château, lac des Espagnols, Eglise de Flers, Décembre 1975, une année riche en chantiers
Chantier de la future rocade de Lille-Est en novembre 1973



Par chance, depuis 50 ans la ville est partiellement entourée par les champs cultivés ou non , avec les abords du Lac du Héron, ils sont protégés pour la plupart par un arrêté municipal reconductible qui n'autorise que les constructions agricoles et de loisirs et ce malgré les regards insistants des promoteurs immobiliers.
D'un bout à l'autre de la ville le contraste est frappant d'un côté un lac bordé d'étendues naturelles des forêts des champs, des quartiers aérés , et en remontant vers le nord de la ville, on découvre un urbanisme plus fouillé où la densité croissante de la ville s'étire là où elle le peut.
Curieux paradoxe lorsque les urbanistes étudient les moyens pour aérer un espace qui étouffe par endroit, une ville scindée en 2 par le boulevard périphérique, cicatrice béante et bruyante qui ne s'est jamais refermée. un trafic dont la rumeur s'est accrue avec la nouvelle limitation de vitesse.
la population stagne depuis un certain temps , on le sait la ville nouvelle est une ville d'activités avant tout avec des immeubles devenus vacants. Les nombreux espaces verts sont une fort belle illusion qui environnent ceux qui y travaillent, ce cadre vert agréable qu'on retrouve dans de multiples lieux mais que l'on regarde sans le contempler, ou moins qu'auparavant. Les rares nostalgiques qui s'attachent à

Janvier 1979 - Quartier de la Cousinerie - Cousinerie, allée de la Corolle,La fin des Chantiers, le début d'une vie...

leur quartier conservent des souvenirs tangibles aussi solides que les matériaux traditionnels utilisés il y a 50 ans. La ville reste néanmoins une très belle réalisation sur le plan urbain et naturel. Un assemblage de quartiers autonomes et où de nombreuses voies en sens unique (Cousinerie et Triolo principalement)  exaspéraient les anciens visiteurs, le GPS (signe du progrès) à balayé tout cela et l'on vient plus souvent à Villeneuve d'Ascq dans un but précis et non pour y déambuler en rêveur pour admirer le caractère de son architecture. Seul le Parc Urbain a conservé son but premier, victime de son succès, l'affluence n'a jamais décrue, et l'on se surprend parfois à venir le lundi pour avoir un peu plus de sérénité, comme pour arrêter le temps.


photos : 1973 -1975- 1978 -1979  Pierre Bruyelle

dimanche 8 septembre 2024

1994 - La Colline des Marchenelles, le repère d'une certaine époque....

En ces temps mouvementés, où chacun est malgré lui en quête de sens, de repères, dans un climat de tension économique, sociale, et la guerre aux portes de l'Europe.
Rappelons un repère simple mais essentiel du quartier. A travers ce Flash-back d'un tableau plus rassurant et probablement familier pour certains. il brosse une époque où la vie connaissait moins d'empressements, sans l'omniprésence numérique, c'était un temps où l'on accordait moins de poids aux choses, acceptant de se laisser porter — et parfois perdre — par la futilité du moment. Plus jeunes, et donc plus insouciants, nous échappions encore à l'emprise du temps...
voici donc une image aérienne du début des années 90 (déjà exploitée dans le blog) issue des archives de la MEL,  choisie par son panorama encore préservé du progrès, des promoteurs et du temps. La résolution est telle que tous les détails ci-dessous sont identifiables en zoomant sur la photo.
Au premier plan ,  le chemin de Grand Marais qui longe le terrain d'activité du Collège Camille Claudel (qu'on aperçoit à gauche),  en observant de plus près, un match matinal  (selon l'orientation des ombres) est en cours.Puis cette voie continue  entre le pavillon de Chasse et les pâtures qui mènent au Lac du Héron.
Derrière les maisons du lotissement des Bonniers situé au pied de la Colline des Marchenelles, un site naturel artificiellement créée dont la croissance a été préservée durant 10 ans.
L'avenue de Courtrai prématurément arrêtée aux portes du domaine du Lac, ne mènera jamais à Forest/Marque , passe devant le collège et arrive au centre du quartier de la Cousinerie.

La colline des Marchenelles dans toute sa splendeur est accessible depuis 3 ans aux promeneurs du Dimanche, aux rêveurs du Lundi matin, et aux curieux des autres jours...
Les plaines se dessinent parfaitement entre les plans d'eaux naissant, et les espaces de massifs de diverses essences, les paysagistes ayant scrupuleusement respectés les plans initiaux.

Ville Nouvelle n°12 mai - juin_1975

En arrière-plan, le quartier des Marchenelles pour lequel on imagine le début d'une journée, l'animation y est encore modérée, mais insignifiante comparée à nos jours. au fond à gauche on distingue l'avenue de Roubaix et son carrefour de l'époque qui croise la rue de Lannoy ( future rue du 8 mai 45) et qui freine l'élan du trafic également  incomparable avec le présent.

 Archives Mel : 8PH76
Ville nouvelle n°12 mai juin 1975 p24 schéma_colline.

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